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[RP] la tuile

 
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Konrad_von_lungren
konrad et vic

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MessagePosté le: Sam 29 Déc - 16:46 (2012)    Sujet du message: [RP] la tuile Répondre en citant

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[Craon, en pleine invasion royale]

La bannière au Lys flottait sur la ville depuis l'aube. Elles étaient apparues aux portes de la ville la veille. D'ici quelques heures elles franchiraient sans doute l'enceinte de la ville pour y établir un campement et se rendre totalement maitre de la cité. A moins qu'elles ne convergent aussitôt vers Angers et le coeur du pouvoir rebelle angevin. Konrad s'en moquait, mais il restait tout de même attentif à l'agitation qui parcourait la ville du nord de l'Anjou, jusque là très calme. Il ne voulait pas devoir reprendre une énième fois ses plans parce que pris au dépourvu par des évènements les dépassant.

Il avait tiré Vic du lit très tôt ce matin là, après avoir constaté que la mairie était occupée par les forces royalistes. Pas une grande surprise au final. Après avoir annexé les mines, ils prenaient les villes. Des rumeurs circulaient depuis la veille faisant état d'une prise de pouvoir identique à La Flêche. Eva elle même avait relaté à Konrad par courrier l'agitation qui régnait à Saumur.

Depuis, ils déambulaient dans les rues de la ville, se rendant d'abord à l'Eglise. Konrad croyant? Nullement. L'Eglise était proche de la mairie. Ca permettait de juger de la situation et des forces en présence tout en restant discret. Puis ce fut le marché. Il repérait les patrouilles royales, visait les officiers et nobles encadrant les troupes, détectait les résistants, avisait de leurs positions, enregistrait les chemins de ronde et tout un tas de détail qui pourraient s'avérer utiles au cas où la situation se compliquerait. Ce qui risquait d'arriver rapidement si les angevins tentaient de s'opposer à cette occupation de la ville par les forces du roy de france.

Puis il s'était arrêté devant un étal de spiritueux. Ce qui ne manquerait pas d'attiser la convoitise de sa compère. Il regardait les bouteilles mais aussi le groupe armé qui stationnait derrière l'étal à l'entrée du marché. Le groupe et les deux hommes, d'allure noble, qui semblaient diverger sur la conduite à tenir. Une bien étrange conversation dont Konrad ne percevait certes pas la teneur exacte mais dont la tension qui régnait entre les deux interlocuteurs était suffisamment palpable pour en saisir l'idée générale.

Son regard courait alternativement des bouteilles de vin au groupe et vice et versa. Il suivait la discussion tout en parlant à Vic


- Laquelle tu préfères? Anjou ou Touraine?
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Victoire
konrad et vic

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MessagePosté le: Lun 31 Déc - 11:47 (2012)    Sujet du message: [RP] la tuile Répondre en citant

Le professionnalisme.
Ce mot dont Victoire ignorait tout avant que Konrad ne lui inculque quelques notions, mais malgré cela, il fallait admettre qu'elle était souvent dissipée et désobéissante. Ce matin, ce n'était pas le cas, elle n'avait pas le courage de contredire Konrad qui l'avait tiré du lit bien trop tôt à son goût, mais c'est d'une démarche nonchalante et d'un air blasé, qu'elle le suit, ne prêtant guère attention à tout ce qui l'entoure. Il devait bosser, ben qu'il bosse, aujourd'hui elle se contentera de suivre.

L'Eglise pour commencer, les seules fois ou elle s'y rendait ce n'était pas pour poireauter comme ils étaient en train de le faire, ni encore moins pour prier, habituellement elle y pénétrait pour se servir, les Eglises étaient souvent pleines de richesses, apparentes ou cachées, mais richesses tout de même. Mais là, non, ils attendaient, jusqu'au moment ou son germanique trouve meilleure idée, le marché.

Ah ! Le marché, elle s'y sentait bien, les odeurs, le brouhaha permanent, la possibilité de voler sans se faire prendre, un vrai bonheur, son intérêt pour leur petite promenade se réveille doucement, bien qu'elle aurait tout de même préféré rester dans sa couche à rêvasser d'un monde asservi dont elle serait la reyne.

Son associé, estime qu'il est temps de lui prêter attention, et sans remarquer qu'il surveille qui que ce soit, elle lui répond.

Anjou ou Touraine, qu'en savait elle après tout ? Mais sa paranoïa et sa jalousie, lui donne instinctivement la réponse, certainement pas l'Anjou, ça lui fait penser à la chouette alors Touraine, allons-y.

- Touraine.


T'façon, elle aime tout. Ou rien.


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Konrad_von_lungren
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MessagePosté le: Lun 7 Jan - 15:08 (2013)    Sujet du message: [RP] la tuile Répondre en citant

[A quelques mètres de là]

C'est la guerre. Et la guerre c'est bien connu, ça ouvre des tonnes d'opportunités. Rapine, marché noir et tout un tas de choses plus folles les unes que les autres que l'on peut s'autoriser plus facilement qu'en temps de paix, les autorités ayant des choses plus "importantes" à faire à leurs yeux. L'anjou c'était un terrain de jeu idéal pour ça depuis quelques années. Guerre interne, querelle avec la couronne, querelle avec l'Eglise, querelle à nouveau avec la couronne, guerre du Ponant, guerre d'indépendance... Que du bonheur. Il s'était fait un tas de blé et vu comme les choses tournaient, ce n'était pas prêt de changer.

Depuis le matin les troupes royales avaient pris possession de la ville. Assez tranquillement faut dire. La révolte fut rapide, les principaux défenseurs de la ville l'ayant abandonné pour se masser à la capitale. Les royalos ne se préoccupaient que d'asseoir leur domination sur la région. Le reste ne les intéressait pas et c'était aussi bien ainsi. Le marché noir tournait à plein régime depuis quelques jours. Et face au ravitaillement massif des troupes du roy, c'était encore mieux depuis le matin. De quoi tripler les revenus habituels.

Il s'en frottait les mains l'écorché comme on l'appelait dans le milieu Angevin. Une figure de la pègre régionale. Oui oui, pas locale mais bien régionale. Une sommité en somme. De quoi se pavaner fièrement dans les rues de Craon, baptisée capitale du crime et qui abritait une faune peu recommandable.

Il s'en frottait les mains mais c'était une tout autre marchandise que quelques miches de pain et de sacs de farine qu'il visait ce matin là. C'était plutôt une grande brune. Une belle plante. Une chose dont la valeur était quasi inestimable. Il connaissait quelques nobles qui payeraient une fortune pour une beauté comme ça. Et quelques tenanciers de bordel aussi. Ces derniers payeraient sans doute un peu moins cher, mais au moins pourait-il prétendre à tester la marchandise avant. L'idée lui avait chatouillé le bas ventre sitôt qu'il l'avait aperçu. Et depuis il ne l'avait pas perdu de vue.

Il y avait cependant un os. Du genre imposant l'os. Elle déambulait en ville accompagnée d'une espèce de montagne peu avenante et qui n'était vraiment pas du genre commode. Pas le genre de gus auquel pouvait se frotter l'écorché. Mais à la force du mastodonte, il opposait son intelligence et son ingéniosité. Tout était relatif l'écorché n'étant pas à proprement parler ce qu'on pourrait nommer un génie. Mais il en était persuadé en tout cas. Et puis surtout il était patient. Très patient. Résultat de nombreux séjours prolongés dans les geôles angevines. De quoi vous forger un mental et une patience à toute épreuve ce genre de chose.

Aussi restait-il là à les suivre de loin, lorgnant sur le petit cul de sa proie, guettant l'opportunité. Il ne lui en faudrait qu'une. Juste une petite. Un petit instant d'inattention, un élément perturbateur, un effet de surprise et hop la brunette serait à lui. Il lui suffisait d'attendre. Il ne lui faudrait pas manquer son coup.

Opportunité qui ne tarda pas à venir. C'était trop calme depuis le matin, beaucoup trop calme. Les résistants locaux n'avaient pas encore pointé le bout de leur nez et l'écorché se doutait que ça ne durerait pas. Il espérait même bien que ça ne durerait pas. Il fut ainsi exhaussé - et du coup rassuré - quelques minutes plus tard quand un groupe angevin de rebelles s'attaquèrent soudainement aux soldats royaux, sortant brutalement de divers bâtiments voisins pour se ruer à l'attaque de leurs adversaires, surpris par cette arrivée subite.

En un instant la place du marché se transforma en véritable souk. Des hommes se battaient de ci de là. Autour d'eux les badauds innocents tentaient de fuir de manière désordonnée créant un véritable mouvement de panique. Les femmes criaient, des étals furent renversés, des corps tombèrent dans des cris de souffrance...

En un instant il fut sur elle. Deux rebelles s'étaient jeté sur un chevalier royal de fière allure. Celui là même qui semblait commander les troupes présentes en ville. Et ensemble, ils basculèrent violemment et s'abattirent de manière désordonnée sur l'étal d'alcool devant lequel stationnaient sa mignonne et son monstre.

Les corps des belligérants les séparèrent. Et avec eux les débris de l'étal. La foule compacte dans cette artère étroite du marché fit le reste. L'écorché bondit et se rua sur la brune. Un coup sur la tête, non pour l'assommer - il fallait qu'elle marche - mais juste ce qu'il faut pour l'étourdir légèrement et lui faire perdre le fil des choses. Il lui empoigna le bras avec une vive fermeté et la tira derrière lui sans ménagement, à contre courant dans la foule.

Il l'avait et il escomptait que l'effet de surprise fasse le reste.

C'était une bien belle journée que cella là!

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Victoire
konrad et vic

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MessagePosté le: Mar 8 Jan - 12:07 (2013)    Sujet du message: [RP] la tuile Répondre en citant

Et bien qu'attendait-il ? 

Touraine, je t'ai dit, bord...

La phrase se perd, il est impossible de continuer la prononciation qui permettra de terminer ce mot que Vic affectionne tant. L'étal d'alcool n'est plus en vue, pour cause, une agitation vient de se créer, provoquant - et Konrad devait d'ailleurs s'y attendre - plusieurs combats en plein milieu du marché. Ce que Konrad n'avait certainement pas prévu, par contre, c'était que cette agitation leur tombe dessus. Rien de bien grave encore, Victoire chute en arrière mais se réceptionne assez rapidement, agile il lui est facile de se redresser. Malheureusement, la jeune brune perd son associé, le regard s'agite, les pupilles s'élargissent, la panique par contre ne s'installe pas immédiatement, c'est lorsqu'un vilain coup sur la tête vient l'abrutir que son ventre se contracte.

La peur au ventre donc, elle n'a même pas le temps de poser une main sur son crâne douloureux qu'elle se sent aspirée vers l'arrière. Voilà, c'était certainement un bout de bois mal tombé et Konrad, la voyant assommée quelques instants s'est chargé de l'aider à se lever et l’entraîner loin de cette foule apeurée et donc dangereuse.
Mais il ne lui faut que peu de temps pour se rendre compte que cette énorme main qui lui enserre le bras, n'est pas celle du germanique, et encore moins de temps pour hurler contre cet homme qu'elle ne connaissait ni d’Ève, ni d’Adam.


Lâche-moi ! Sale brute ! Maroufle ! Maraud ! Paltoquet de mon cul !

Il était évident que de telles insultes étaient vaines à cet instant précis, mais Vic n'était pas du genre à se soucier de cela, il fallait qu'elle se soulage, qu'il sache - bien qu'il soit deja au courant - combien elle le méprisait. Pourquoi ? Elle n'en avait aucune idée mais c'était une seconde nature chez elle, les insultes, la défensive, l'agressivité. Mais sa course imposée l'épuise rapidement, et elle finit par se taire, haletante.

Brièvement, la victime qu'elle est désormais, a tout de même trouvé le temps d’apercevoir le visage de son nouveau compagnon, il était laid, terriblement et il ressemblait à son beau-père, cet enfoiré qui l'avait frappé durant des années, et au fils de ce dernier qui partageait la même laideur, la même haine envers la petite qu'elle était.
Parce que oui, Victoire s'était tue là dessus lorsque Konrad et elle avaient évoqué le passé. L'enfant qu'elle était avait du grandir sous les coups que lui affligeait l'époux de sa mère et sous les caresses de sa descendance.
" T'as connu ça bien tôt, Vic, c'est pour ça que tu te berces pas avec ces conneries "
S'il savait combien elle aurait aimé se vautrer dans toutes ces illusions, toutes ces niaiseries concernant l'amour. Mais elle n'en avait pas eu le temps, ce salaud qui lui servait de "frère" lui avait volé tout droit de rêve. La prenant au sol de leur cuisine, devant les yeux de leur famille, sans aucune honte, aucune gêne, sans qu'un instant son idiote de mère n'intervienne pour lui porter secours, sans qu'un instant le porc qui lui servait de beau-père ne cesse de rire devant un tel spectacle. Et ce fils répétait cela, dans la grange de leur ferme, dans les champs si vastes que les cris de la jeune fille se perdait dans le vide, dans la chambre qu'ils partageaient à l'étage.
Une fois débarrassée de ces parasites, elle avait fuit ce village espagnol, et après de longues années avait enfin rencontré quelqu'un qui semble ne lui vouloir aucun mal.
Le von Lungren. A qui elle n'avait pourtant pas réussi à dire toute la vérité, préférant prétendre s'être donnée de son plein gré. Violée, comment l'aurait-il regardé après une révélation aussi honteuse ? Pouvait-elle vraiment lui accorder toute sa confiance ?
Ou était-il en cet instant ?... Les larmes ne demandaient qu'à jaillir, mais il n'en était pas question, si Konrad avait disparu c'était le destin qui l'avait voulu ainsi et il lui fallait se démerder toute seule. Bien que la peur soit installée, elle trouverait le moyen de s'en sortir, si tôt la course terminée.Il le fallait.


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Konrad_von_lungren
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MessagePosté le: Mar 8 Jan - 14:54 (2013)    Sujet du message: [RP] la tuile Répondre en citant

Une seconde.

C'est le temps qu'il avait fallu aux rebelles angevins pour sortir de l'ombre comme un diable sort de sa boite. Le temps qu'il aura manqué aux royalistes pour parer cette attaque surprise. Des soldats royaux allaient mourir pour cette seconde. Une toute petite seconde de temps de réaction.

Une seconde.

C'est le temps qu'il avait fallu à l'écorché pour se jeter sur Victoire comme un diable sort de sa boite. Le temps qu'il aura manqué à Konrad, les yeux fixés sur les capitaines royaux, pour parer cette attaque surprise. Vic risquait de mourir - ou pire - pour cette seconde. Une toute petite seconde de temps de réaction.

Une seconde.

C'est le temps qu'il avait fallu à Konrad pour bondir en direction du kidnappeur comme un diable sort de sa boite. Le temps qu'il aura manqué à la foule de badauds en fuite pour se pousser de son chemin et parer cette ruade surprise. Quelques uns allaient se retrouver bousculés et jetés en travers de la route pour cette petite seconde. Une toute petite seconde de temps de réaction.

Une seconde.

Une seconde de trop... Il n'avait rien vu venir... tout entier concentré sur sa tâche de surveillance. Lui qui était obnubilé par les mouvements militaires au sein de la cité. Lui qui ne pensait qu'à sa mission prochaine, était fixé sur ce seul objectif jusqu'au point de ne plus se préoccuper de rien d'autre. Et voilà Vic disparue, bousculée, arrachée, emportée.

Sa Vic...

Il avait vu les angevins bondir. Il avait vu les royalistes surpris. Il avait vu l'attaque. Il avait vu les corps emmêlés s'effondrer sur l'étal. Il avait vu les bouteilles voler, les tonneaux rouler, le liquide se répandre. Il s'était vu séparé de Vic.

Et là... juste une petite seconde...  une petite seconde de trop au cours de laquelle un danger qu'il ne soupçonnait même pas, surgit de derrière Vic pour s'agripper à elle et l'entraîner à sa suite. Il n'avait pas eu le temps de dire "attention" qu'elle n'était déjà plus en vue, emportée malgré elle par ce type sorti de nul part.

Sa Vic...

Konrad était une machine à tuer. Une machine à tuer froide et implacable. Mais une machine à tuer raisonnée d'ordinaire. Sa formation militaire lui avait appris que les pertes faisaient partie du quotidien, qu'il fallait faire avec. Ne pas s'attacher, jamais. Accepter la mort et ses conséquences. Ne pas jouer avec et ne surtout pas la défier. Ne pas remettre non plus en cause une opération ou sacrifier sa couverture pour une personne.

Il avait appris à éradiquer toute trace de sentiment de sa personnalité, il maîtrisait parfaitement ses nerfs, ne se laissant impressionner par rien ni personne. Et rares furent ceux, ces dernières années, à avoir percé sa carapace pour le toucher plus que sa raison pouvait l'accepter. Et Vic était de ceux là assurément.

Sa Vic...

Aussi vit-il rouge. Deux fois.

La première parce qu'il venait de se faire avoir. Bêtement. Pour avoir considéré à tort que le danger ne venait que des royalistes qui venaient de prendre la ville. Une erreur bien peu professionnelle pour lui. Bien entendu ce n'était pas un sur-homme et il n'étais pas en mesure ni en capacité de surveiller tout et tout le monde. Pas plus qu'il ne pouvait détecter sur demande la moindre menace. Mais jamais il n'avait supporté et accepté l'échec. Ce n'était pas maintenant qu'il allait commencer. L'homme venait de le blouser et il allait payer pour ça.

La seconde parce que c'était Vic tout simplement. On venait de s'en prendre à Vic. On venait de lui enlever Vic. De lui arracher Vic. Et ça il ne pouvait pas non plus le tolérer.

Sa Vic...

C'est ce qui perdrait l'écorché. La colère démultipliée d'un Konrad qui perd toute sa maîtrise coutumière. D'un Konrad blessé qu'on ai pu le prendre à défaut si facilement. D'un konrad coupable d'avoir été surpris. D'un Konrad rongé d'inquiétude pour sa Vic. D'un Konrad ivre de colère et avide de vengeance.


Sa Vic...

Il bondit par dessus l'étal détruit, enjambant sans mal les corps enchevêtrés des combattants au sol. Il rua dans la foule compacte qui courrait à contre-courant, heurtant, repoussant et bousculant sans ménagement, hommes, femmes et enfants confondus. Il les avait vu disparaître rapidement dans la direction nord, vers la porte principale de la ville et c'est pas là qu'il courait, résolu à rattraper le temps perdu malgré les obstacles qui s'échinaient à le ralentir.

Sa Vic...

Il l'aperçut l'espace d'une demie seconde. Sa chevelure, sa tunique. Emportée par le flot continu de gens. Ils avaient quittés le marché désormais. Les gens qu'il croisait ne fuyaient plus les lieux, ils s'y pressaient au contraire pour voir ce qui venait de se passer, la rumeur de l'attaque enflant déjà en ville et se répandant de ruelle en ruelle. A sa vue il redoubla d'efforts, accéléra le pas, bouscula plus fort encore pour s'ouvrir une route.


Puis soudain, au coin d'une rue plus de Vic.

Sa Vic...


Un carrefour;.. trois directions.

Il se hissa sur la pointe des pieds et chercha du regard. A gauche, à droite, en face... rien. Il scrutait les gens un à un, cherchait une trace d'agitation, un signe quelconque, n'importe quoi. N'importe quoi pour ne pas la perdre.

Mais il ne voyait rien...

- Bon sang Vic... Aide moi...
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Victoire
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MessagePosté le: Mer 9 Jan - 15:11 (2013)    Sujet du message: [RP] la tuile Répondre en citant

Et la course se termine enfin, comme une vulgaire poupée l'homme l'envoie valser contre un mur auquel elle se trouve acculée. Effrayée mais ne laissant rien paraître, la grande brune reprend peu à peu ses esprits et un rythme de respiration normal. Il est évident que l'homme avec qui elle se trouve ne lui veut pas le plus grand bien, et que malheureusement Konrad ne sera pas là pour lui venir en aide.
"L'Ecorché" comme le nomme le narrateur ci-dessus, semble reprendre son souffle, Victoire profite de ces quelques secondes de répit pour chercher une solution. Des yeux elle parcoure le décor qui l'entoure, et pour son plus grand malheur, rien ne semble utile pour l'aider à son évasion.
Dans le même temps, ses bras s'agitent et ses mains cherchent frénétiquement un objet, une chose, n'importe qui puisse l'aider. Rien aux alentours, enfin presque rien.
La seule chose sur laquelle elle parvient à mettre la main est un gant, un stupide gant. Celui appartenant à Judas von Frayner, cette pensée ne manque d'ailleurs pas d'arracher une grimace à Vic, cet homme n'était vraiment qu'un être détestable, l'ayant viré pour rien. Manquer un rendez-vous avec lui, quel drame dites moi ! Mais..

Mais elle détenait normalement, deux gants ! L'espace d'une seconde, la jeune femme lâche un sourire, peut être l'avait elle tombé en route, peut être que Konrad le retrouverait, peut être qu'au moins avec cela il ne l'oublierait pas, peut être... peut être aussi que rien de tout cela n'arrivera et qu'elle avait une bien trop grande imagination. L'espoir fait vivre n'est ce pas ?

L'homme avait rapidement repris du poil de la bête, et sans attendre il s'empare une nouvelle fois du bras de la jeune femme, l'incitant à continuer, qu'elle poursuive cette course, qu'elle ne s'arrête plus, jusqu'à ce qu'il lui demande.
Aucune autre idée ne vint à son esprit, il ne lui restait plus qu'a suivre, presque docilement et attendre de comprendre ce qu'il voudrait d'elle.


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Konrad_von_lungren
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MessagePosté le: Ven 11 Jan - 16:47 (2013)    Sujet du message: [RP] la tuile Répondre en citant

Il la plaqua contre un mur, à l'entrée d'une ruelle. Elle semblait passive, comme résignée. C'était plus simple encore qu'il ne l'avait imaginé. Il espérait juste qu'elle aurait assez de force et d'allant pour résister quand il viendrait sur elle prendre son dû. Ca l'asticotait de plus en plus d'ailleurs.

La main sur la gorge de la fille pour la tenir en respect contre le mur, l'écorché guettait au coin de la rue. Il connaissait bien Craon et ses ruelles. Il lui était facile de semer un inconnu surtout vu les circonstances. Il épiait au loin sur le carrefour pour voir si la montagne les avait suivi.

Il le vit débouler sur le carrefour et stopper net. Le colosse semblait perdu. Il regardait de tous les côtés, cherchant une trace d'eux. Mais de cette distance, sans savoir quoi et où chercher exactement c'était impossible de voir quoique ce soit. Il semblait perplexe, perdu, hésitant sur la conduite à tenir ce qui arracha un sourire à l'écorché. Un sourire qui s'élargit quand il vit finalement le colosse décider de prendre à droite, à l'exact opposé de leur position.

Alors il lâcha la gorge de la brune et lui tordit à nouveau le bras, l'emportant après lui dans la ruelle. Il était tout excité d'avoir berné si facilement l'armoire normande qui lui servait de garde et d'avoir réussi à emporter un si joli trophé avec lui. Il avait désormaos une telle hâte de jouer avec elle que, l'ennemi parti, il cherchait un endroit adéquat pour se faire.

Au terme de trois essais infructueux, une porte s'ouvrit. C'était une espèce de grange. La terre était recouverte de paille séchée. Ce ne serait pas le grand luxe, mais bien suffisant pour sa petite affaire et sans risque de trop se crotter. Il se prit une nouvelle fois à sourire, satisfait de lui et de cette journée qui tenait toutes ses promesses.


Pris d'une violente érection subite, il la poussa vers le fond de la grange et elle valsa doucement jusqu'au mur. Il lui faisait face, un air lubrique sur le visage, les mains déjà affairées à dénouer ses braies

- Tu es à moi ma jolie... toute à moi. Inutile de résister tu n'as aucune chance. Ton gros tas est loin et ici personne ne t'entendra. Tu as quand même le droit de te débattre un peu... je ne veux d'une larve.

Il la contempla de pied en cap et ordonna

- A poil! Montre moi ce que tu caches sous tes vêtements.
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Victoire
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MessagePosté le: Dim 13 Jan - 12:48 (2013)    Sujet du message: [RP] la tuile Répondre en citant

Quatrième principe: savoir être patient

Et garder son calme.
Si un jour elle parvient à revoir Konrad, elle lui demandera de rajouter ce minuscule principe, toujours rester calme, quelque soit la situation Et la proie qu'elle est se persuade alors de ce nouveau principe.
Elle reste calme lors de la course, elle reste calme lorsqu'il plaque son corps contre le mur d'une ruelle désespérément vide, elle.. ... non malheureusement elle ne parvient plus à garder son calme lorsqu'elle aperçoit de loin la silhouette de son colosse, Konrad est là, tout prés, et il ne semble pas pouvoir lui venir en aide. Il semble perdu, désemparé, comme jamais elle ne l'avait vu.

Elle réalise en cet instant combien le germanique qu'il est, a réussi à la toucher et l'attendrir. Elle se déteste pour ça, elle le déteste pour tout ce qu'il lui inspire, pour tout ce qu'il parvient à lui faire ressentir. Elle le déteste pour les sentiments qu'il suscite chez elle, ces putains de sentiments dont elle n'arrive à se défaire depuis qu'elle a posé un regard sur lui, elle le déteste pour cette dépendance qui s'installe doucement mais surement en elle dès qu'il s'éloigne, elle le déteste pour cette soumission que la dépendance pour cet homme provoque, elle le déteste pour la jalousie qui l'assaille dès qu'il en regarde une autre. Oui, la haine qu'elle a pour lui est à la hauteur de l'amour qu'elle sent venir.

Konrad...

Victoire s'agite, et tente de se dégager de l'emprise de l'écorché, mais en vain. Simple constat, triste constat, le von Lungren se trompe en prenant la mauvaise direction, et les minces espoirs de la brune s'évaporent en même temps que ses efforts pour lutter contre son agresseur.
Il est aisé pour lui alors de l'emmener, de toute façon dans l'immédiat il est impossible de s'en sortir, la seule solution est de suivre, ce qu'elle fait donc. Et elle n'est pas étonnée lorsque leur course se termine à l'entrée d'une grange. Enfin, une sorte de grange. Cela n'avait guère d'importance, il fallait être sotte pour ne pas comprendre ce qu'il avait l'intention de lui faire subir, et sa ressemblance avec son beau-père se fit plus aiguë.

La peur prenait petit à petit une plus grande place dans le ventre de Vic, la peur et le dégoût. Les souvenirs se bousculent dans son esprit et n'ont jamais été aussi clairs que lorsqu'il commence à dénouer ses braies en s'avançant vers elle.
Mais voilà, elle n'est plus la petite voleuse dont sa famille abusait à l'époque, son corps s'était transformé, il n'avait pas uniquement fait disparaître ses traits d'enfants contre des formes plantureuses non, il s'était aussi forgé, et Vic espérait pouvoir s'en sortir grâce à sa rapidité, et son agilité. Et espérons... sa ruse.

Acculée contre le mur, claque glacée, cet être sait manipuler le froid hivernal.
Ses yeux se plaquent au visage de l'homme, dévisagent, agressent. Il lui faut prendre sur elle pour ne pas lui sauter à la gorge et tenter de l'étrangler, non. Il la souhaite rebelle, elle sera docile, voir accueillante. Quelles autres solutions de toute façon ?

Alors lorsqu'il lui ordonne de se dénuder, la jeune femme ne se fait pas prier et s’exécute découvrant sa poitrine que les hommes affectionnent tant, son ventre et ses hanches que seul Konrad a eu l'autorisation de caresser et ses jambes qui la maintiennent debout malgré la peur qu'elle éprouve en ce moment même.
Sa décision sera rapide, pour ne pas s'effondrer sous la frayeur, Victoire se laisse chuter. Bruit sourd des genoux qui se plient et percutent le sol.. Semblant d'asservissement. L'espoir reprend, il lui faut gagner du temps, si l'écorché se laisse faire, il sera peut être possible que Konrad ou quelqu'un d'autre trouve le temps de la sauver à temps, peut être pourra t'elle même profiter d'un instant d'inattention de l'enfoiré qui lui fait face afin de pouvoir se barrer au plus vite.
Les mains se font douces et tire doucement sur les braies dénouées de l'écorché.
Avilie...
Il veut voler, prendre, saisir.
Elle veut fuir.
Peuvent-ils s'entendre ?

L'ardeur de l'homme est libérée.
Sous la main brute, la bouche se fait soumise, elle offre, il faut qu'il accepte, il faut qu'elle gagne du temps.


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Konrad_von_lungren
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MessagePosté le: Mer 16 Jan - 17:22 (2013)    Sujet du message: [RP] la tuile Répondre en citant

[l'écorché]

La journée est bonne assurément. Très très bonne. Si on m'avait dit ça en me levant ce matin, je ne l'aurais pas cru et j'aurais ri. Une telle rencontre était si improbable. Et une telle opportunité encore plus.

Je suis fier de moi je dois dire. Berner cette espèce de montagne de muscles il fallait quand même le faire. Enfin le faire non, pas tant que ça. Mais fallait surtout réussir. Si je m'étais loupé, je suis sûr que j'aurais passé un sale quart d'heure. Ou pire même. Mais c'est ça d'être intelligent, on peut berner les forts sanas problème. Avoir des muscles n'a guère d'intérêt si on a pas de cervelle. Ce colosse doit juste avoir deux neurones, guère plus. Alors que moi... moi j'ai peut-être pas la force d'un ours, mais je suis futé. Et à malin, malin et demi. Maintenant j'ai la fille. Elle est à moi déjà. Et le sera encore plus quand j'aurai possédé son corps.

Putain j'ai une de ces triques moi! Je vais bien m'amuser avec elle. Et ensuite j'en tirerai un bon prix. A moins que je la garde un peu? Je sais pas... on va voir si elle vaut le coup déjà. Elle a intérêt à ne pas rester inerte, je déteste ça j'ai l'impression de baiser des cadavres.

Ah bordel c'est mal barré. Elle proteste même pas... Putain quel gâchis... si elle se résigne elle va même pas tenter d'éviter l'inévitable. A moins que ce soit ma queue qui l'attire. Il en a peut-être une petite le grand machin. Bon voyons ça, montre moi tout. Oh... putain de merde... regarde moi ces nichons... Ouai vas y continue, montre moi tout.

Mouahahahah je suis le type le plus chanceux d'anjou!

Oui... oui... viens ma jolie, approche ta petite gueule d'amour. Docile mais pas forcément inerte... si t'aimes ça t'inquiète pas, je saurai te trouver une place bien comme il faut. Je connais des bordels qui seraient ravis de t'accueillir... et de me payer une petite fortune pour un corps de rêve comme le tien.

Et bien... la voilà qui réclame! Oh la gourmande. Oui oui vas y... prodigue moi cette caresse, prend là en bouche oui... Oh quel veinard je fais. J'ai touché le pactole! Oui comme ça c'est bien... doucement... prend ton temps. Oui c'est...

...

Qu'est ce? Cette chaleur subite... ça ne vient pas de mon bas ventre, plutôt de derrière mon dos, au niveau des reins. Oui les reins c'est ça. Et je... Oh putain... a fait mal!!!! Mais je... je ne respire plus... on m'enserre la gorge. Mais que se passe-t-il? Et pourquoi tu me regardes comme ça toi? Suce bordel! T'arrête pas!

Encore cette douleur... plus vive... soudaine et aigue... et ça... cette sensation humide... du sang? quoi d'autre? Et ces papillons devant les yeux... Quoi... qui... oh merde... le colosse...

VLAM

Ca c'est le bruit de mon crâne quand je percute le mur. Finalement, à comparer la douleur qui me vrille la tête et trouble ma vue, sonné que je suis, je la préfère à celle qui ne cesse de gagner en intensité dans mon dos. Celle là elle est vraiment moche... elle est vraiment violente... viens voir, attend je passe ma main pour voir... pour savoir... oh ce rouge... pas de doute je saigne... rouge sombre... je sais ce que ça veut dire: c'est mauvais.

Attend que je reprenne mes esprits. Et oui merde... l'autre connard de colosse... putain pourquoi maintenant? tu pouvais pas la laisser me faire jouïr dans sa bouche avant au moins? Je vais raconter quoi à Malakie maintenant hein? Y va se foutre de ma gueule... Et vu comme je débande c'est mort pour de bon...

mort...

Ouai... ça pue la mort... hein? je la sens m'envahir par le bas du dos... m'a crevé un rein ce con... et je suis sûr qu'il l'a fait exprès. Je la sens dans ton regard... connard de germain... fils de pute de chien de barbare... t'aurais jamais dû faire ça. Malakie y te retrouvera t'en fais pas... C'est un bon malakie... je bosse qu'avec des bons moi. T'as attaqué l'écorché, tu le payeras un jour ou l'autre. Plutôt tôt que tard je gage.

Putain j'ai mal... Ouai vas y, va relever ta pute. Tu te la farcis je suis sûr? bien sûr que tu la sautes... saloperie... une montagne avec un coeur... mauvais choix...

Putain j'ai mal... faut que je sorte de là... debout... ouai non je peux pas me relever je tangue... à genoux... oh merde j'ai trop mal au rein... ouai à plas ventre ouai... là ça va. Enfin ça va... je me comprend... mais c'est mieux quoi... j'ai moins envie de vomir et la tête me tourne moins...

Ouai allez console là va... prend ton temps surtout... je vous laisse en couple tranquille, m'en veut pas si je joue pas les prolongations, mais Malakie m'attend. mais t'en fais pas hein... on se retrouvera... Oh oui on se retrouvera... et le jour là avec mes potes on te fera regrertter d'être venu au monde et d'avoir croisé la route de l'écorché...

Putain j'ai froid... allez du nerf, tu vas ramper dehors et tout ira bien. Et la putain là, je la retrouverai aussi va. Toute façon elle doit pas rester loin de ta queue enfoiré. On s'en occupera aussi t'en fais pas. J'en ferai profiter les copains. Tant pis pour la prime, personne la rachètera après qu'on lui aura tous grimpé dessus dans tous les sens... ah ouai... putain on prendra notre pied...

Putain je douille... Mais je te rendrai ça au centuple... ouai au centuple. C'est toi qui doit crever pas moi bordel de merde! Je suis l'écorché, le roi de saumur! T'es rien toi... t'es que dalle! que de la merde!

Oh putain...

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Victoire
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MessagePosté le: Jeu 17 Jan - 17:30 (2013)    Sujet du message: [RP] la tuile Répondre en citant

Vic manqua de vomir à plusieurs reprises, habituellement elle n'avait pas à se forcer, les hommes avec qui elle partageait ses nuit lui plaisait toujours un minimum. Mais cette fois ci c'était bien différent, l'écorché était aussi répugnant que ses souvenirs d'enfance, il avait dans les yeux cette lueur malsaine qui écoeurait tant la jeune femme.
La gorge en action, plus d'une fois elle songe se servir de ses dents, mordre jusqu'à ce qu'il en crève, mais n'en fait rien, le temps gagné lui permet de réfléchir, de trouver une façon de s'en sortir, il commence d'ailleurs à défaire son attention, le plaisir qu'il éprouve est apparent, si elle s'applique elle pourra peut être même le terminer, là et se barrer lorsque la jouissance sera acquise. Heureusement, la nouvelle esclave n'aura pas à finir ce qu'elle a commencé, elle n'aura pas à attendre la jouissance de son maître. Contre sa langue, sa virilité déjà raide se durcit deux fois plus, étonnée elle ouvre les yeux et les lève vers l'écorché. Il grimace, et finalement débande rapidement, il faut peu de temps à Victoire pour réaliser qu'elle est sauvée, que derrière cet être hideux se trouve Konrad, le beau et fort Konrad, son colosse à elle ! Ses lèvres abandonnent vite le vit impudent pour se fendre dans un sourire discret.

Non pas qu'elle veuille cacher sa joie de le retrouver, mais elle a honte, il est arrivé en plein échange, lui qui l'a prenait déjà pour une femme facile devait être bien déçu de ses actes.
Si son coeur n'avait pas été si dur, elle se serait mise à pleurer toutes les larmes de son corps, honteuse d'être découverte dans une telle posture, nue et asservie. Mais ses yeux restent secs, ce sont ses lèvres toujours qui parlent, ses prunelles fuient bien trop souvent, sa voix se tait également, il est rare que ses sentiments soient publiés sans pudeur. Ses lèvres, ses gestes par contre lui permettent de s'exprimer comme elle refuse de le faire ouvertement. Et cette fois ci encore, cela se confirme, aucune parole n'est prononcée non, ce sont ses bras qui accueillent, qui enlacent le germanique et ses lèvres qui viennent chercher les siennes afin de leur offrir un baiser sans attendre une quelconque autorisation de sa part.

Elle ne parle pas. Elle n'ose pas. Une fois contre lui, elle n'ose non plus bouger, nue et vulnérable, la peur retombe doucement et les tressaillement apeurés de sa poitrine se calment contre celle de Konrad.


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Konrad_von_lungren
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MessagePosté le: Ven 25 Jan - 15:10 (2013)    Sujet du message: [RP] la tuile Répondre en citant

(chui en retard!^^ qu'on le cloture avant rennes^^)

La lame s'enfonça comme dans du beurre. il prenait le soin de l'aiguiser régulièrement et veillait à ce qu'elle soit toujours la plus tranchante possible. L'étoffe des vêtements n'offrit donc aucune résistance à la lame effilée. Il avait visé le rein. Il connaissait très bien l'anatomie humaine et n'avait pas visé là par hasard. Un coup mortel, mais pas immédiat. Il allait longuement déguster avant d'y laisser la vie. Et c'était ce qu'il voulait... qu'il souffre.

Puis Vic vint l'étreindre et l'embrasser. Il ne broncha pas et ne parla pas plus qu'elle. Non pas qu'il s'en moqua. Non pas qu'il futt choqué ou dégoûté. Non c'est juste qu'il ne savait pas faire, tout simplement. Il était homme à tout connaitre des moyens de faire mal voire tuer, expert en armes, tortures et autres raffinement, mais homme à tout ignorer de la manière dont la compassion doit s'exprimer. La compassion et l'amour sans aucun doute. Car il l'aimait à sa façon, elle qui l'avait tellement agacé les premiers temps, celle pour qui il avait pourtant fait des concessions et accepté des changements jusque dans ses habitudes. Il l'aimait à sa façon de mercenaire mal dégrossi: maladroitement et brusquement, mais honnêtement et sincèrement bien qu'il fut sans doute celui qui en avait le moins conscience.

Il prolongea le baiser un long moment puis la laissa, lovée contre lui, reprendre son souffle et ses esprits.

A ses pieds gisait un cadavre rampant. Restes larvaires et gémissant de ce qui avait été une petite frappe locale. Encore un dont le sentiment de supériorité affirmé mais largement exagéré venait de le perdre. S'il avait pris le dessus sur Konrad à la faveur d'un concours de circonstances et d'évènements extérieurs subits, le colosse avait su mettre à profit son sang froid et son intelligence pour faire son retard.

Il s'était inquiété, ça oui. Et ça avait finalement décuplé ses capacités et sa motivation. Perdu sur ce carrefour, son regars avait finalement été attiré par un gant à terre. Un gant qu'il connaissait. La direction ainsi définie, il avait su où regarder bien que, s'imaginant par principe épié, il continuait à jeter des regards dans toutes les directions. Sauf qu'une seule lui importait en réalité et il détaillait tout ce qu'il y voyait.

Trop sûr de lui, le criminel n'avait pu s'empêcher de regarder. Et quand on regarde quelqu'un, c'est qu'on peut être vu soi même. Konrad ayant l'expérience des filatures et autres surveillances, savait d'emblée où il se tiendrait: à l'angle d'une rue, contre un mur. Il ne lui avait pas fallu longtemps pour repérer sa cible. Il ne la fixa pas, n'arrêta pas son regard sur lui, ce qui l'aurait perdu et aurait déclenché une reprise de la poursuite. Non, il continua à balayer la scène comme si de rien n'était et persistait à apparaitre comme perdu et indécis.

Puis il partit sciemmlent dans la direction opposée. Il savait que l'écorché n'y verrait que du feu et qu'il prendrait alors son temps pour repartir, certain d'avoir dupé le colosse une deuxième fois. Mais ledit colosse bifurqua dans la première ruelle venue, se mit à courir et en trois rues fut à l'endroit où il avait aperçu son adversaire et Vic à peine trois minutes plus tôt.

Il ne lui fallut pas longtemps pour comprendre qu'ils n'avaient pas quitté la ruelle. Et la porte entrouverte de là où ils s'étaient réfugiés était comme un bouton au milieu du visage. La suite fut simple et enfantine. Car même un enfant de cinq ans aurait pu entrer dans la pièce sans le moindre effort de furtivité et aurait pu achever ce porc sans qu'il n'entende rien tout occupé qu'il était à savourer la gâterie qu'il imposait à SA vic.

il posa le regard sur elle. Compassion, soulagement, affection et colère s'y mellaient. Puis un sourire, rassurant


- Neuvième principe Vic....

Il n'en dit pas plus. Elle comprendrait. Ces trois mots résumaient tout. Ils avaient aussi l'avantage de fournir une explication professionnelle, froide, implacable et logique à une réaction qui était pourtant bien plus épidermique, personnelle et affective. Car il n'avait pas tout mis en oeuvre pour retrouver Vic juste parce qu'elle était sa complice. Non loin de là, mais jamais il ne le dirait ouvertement.

Il se détacha d'elle et alla ramasser ses affaires pour les lui tendre.


- Rhabille toi...

Puis il fit trois pas en avant, ce qui fut suffisant pour rattraper la pourriture de restes humains qui se tortillait au sol. Il posa brutalement le pied en plein milieu du dos de l'écorché pour l'immobiliser.

- Bouge pas toi...

Le pied bien calé sur sa victime, il regarda vic puis lui tendit sa dague.

- Il est à toi. Tue le ou laisse le partir, coupe lui la langue, les couilles ou les deux... comme tu veux. Mais il est à toi. A toi et à personne d'autre.
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Victoire
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MessagePosté le: Jeu 31 Jan - 18:48 (2013)    Sujet du message: [RP] la tuile Répondre en citant

"Le choix du destin"
D'autrui cette fois ci.


Son sauveur s'éloigne, résignée à se détacher de lui et à ravaler la moindre émotion qui pourrait s'exprimer ouvertement, elle se recule aussi et s’exécute lorsqu'il lui demande de se rhabiller, mais même vêtue à nouveau elle se sent sale, tout aussi sale qu'enfant lorsqu'on lui adressait des caresses non désirées, comme enfant lorsque ses cuisses étaient parcourues contre son gré, comme enfant lorsque ses lèvres s'ouvraient comme aujourd'hui sur la virilité ecoeurante de ce bonhomme qui lui servait de frère.
Tremblante encore, elle observe l'écorché au sol, qui n'a plus rien d'impressionnant, il la dégoûte toujours, et bien plus encore, et lorsque Konrad lui propose de faire un choix, celui ci est rapide. La décision semble évidente, elle a tué par le passé des êtres qui l'avait fait souffrir bien plus encore, alors celui-ci n'aurait pas sa pitié, pour rien au monde. Il avait fait l'erreur de lui faire du mal, la vengeance serait donc fatale.


La victime est immobilisée, Konrad le maîtrise et tend une dague à sa complice retrouvée, dague qu'elle empoigne fermement en reportant son regard vers son ancien bourreau.
Le geste est lent, doucement mais surement la lame s'enfonce dans la gorge qui quelques instants plus tôt se gargarisait et riait de la soumission de la pauvre Victoire. Elle tourne la dague, et agite frénétiquement cette dernière de haut en bas, en va et vient, éludant complètement les giclements de sang pourtant importants... Il était mort, depuis quelques minutes deja, quand Vic décide d'arrêter.



Au sol, désormais assise, elle contemple le mort, sans un mot.


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 15:38 (2018)    Sujet du message: [RP] la tuile

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